Mission Wild Tarpan 2013

Ca y est la mission a commencé! Nous sommes en Bourgogne depuis le 15 mai ! Il pleut…

Après avoir pris connaissance des lieux dit site des Proux à Mézilles (89) et de sa réserve naturelle de 17 hectares, nous découvrons les 3 magnifiques étalons Tarpans totalement sauvages et nés dans la réserve il y a 9 ans.

Leurs mères et père ont été capturé il y a près de 5 ou 6 ans pour être envoyé dans d’autres sites naturelles.

Il ne reste que  Hackam, Patouche et Hatok que nous re-nomerons provisoirement avec humour Pim, Pam et Poum…car ils se tapent souvent dessus…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils vivront ici une vie paisible faite de siestes, de bagarres et de broutage intempestif en toute innocence. Ils ignorent que leur présence sur le site ne convient plus aux biologistes et scientifiques qui gèrent le site. Leur présence détériorerait la flore fragile de la réserve.

(voir 1er sujet sur les Tarpans)

Bref, nous y voilà, prêt à les observer puis à les capturer de la manière la plus douce et respectueuse possible.

Une première équipe du Wild Tarpan Team est sur les lieux et c’est parti pour 2 jours d’observation en étant le moins perturbant possible, mais ils nous surprennent par leur calme et leur grande curiosité. Nous apprenons que pas mal de pécheurs et de scientifiques se promènent régulièrement sur le site… tant mieux pour nous. Un ballet de bagarres, de siestes et de jeux se déroule sous nos yeux et objectifs. Les pieds dans l’eau mais le sourire aux lèvres, une pensée pour ceux qui sont coincé derrière leurs ordis aux bureaux…

Ces 2 magnifiques journées passée, nous organisons un plan de capture par rapport au terrain et au comportement des chevaux.

Nous décidons de créer une barrière avec de la rubalise (pas résistant mais qui a l’avantage de pas être dangereux pour les chevaux) dans une des clairières qu’ils affectionnent particulièrement et qui se trouve près de la route. Nous laissons ouvert au niveau de leurs passages préférés, mais prêt à être fermé. Nous ferons une ronde. L’équipe qui trouvera les chevaux dans la clairière devra aller rapidement mais calmement fermer les dernières rubalises et sonner l’alarme de mon portable…

Nous avons aussi monté à l’intérieur de cette zone un rond de longe de 18 mètres de diamètre fait de barrières de corral lourd prêté généreusement par M.Benoit Breton, débardeur et professionnel de la traction animal en milieu forestier en Suisse. Sans qui cette capture n’aurait pas été possible.

Les chevaux restent impassible face à ce soudain rétrécissement de territoire. Nous avons donc la journée pour travailler les approches dans de belles conditions sur 1 hectares et demi de terres humides mais familières. De très beaux moments pour chacun.

 

 

 

 

Le soir venu, nous devons décider de les enfermer dans le rond de longe en métal ou de les laisser encore libre une dernière nuit.

Malgré le risque de les voir s’échapper pendant la nuit, (la rubalise n’étant pas un obstacle infranchissable… ) nous décidons de les laisser dans notre enclos de 1hectare et demi. Et nous acceptons d’aller les rechercher le lendemain.

Au petit matin suivant, je me réveille en sursaut, j’ai un drôle de pressentiment, je m’habille en 1 minute et file voir sur le site ce qui s’y trame. Mon nez avait senti juste, ils sont encore dedans mais sont tout simplement “en train” de sortir sous mes yeux!

Ils passent la rubalise comme de rien mais s’arrêtent en me voyant et hésitent. Je m’étais préparée à les voir dedans ou dehors mais pas à les voir passer devant mes yeux! Je décide de rentrer bruyamment et de tenter le tout pour le tout. Par je ne sais quel miracle, ils rebroussent chemin et reviennent au milieu du terrain. Je tente de reconstruire la barrière de fortune là ou ils ont forcé le passage. Quand je me retourne ils sont en train d’essayer de passer à l’autre bout… bref, je lâche prise et appelle ma Team en renfort pensant qu’il sera trop tard. Mais une équipe de lève tôt arrive rapidement (ce qui paru une éternité pour moi) et 20 minutes plus tard nos Tarpans étaient tranquillement dirigé dans le rond de longe une fois pour toute.

Une fois dedans ils se mirent à brouter et étaient plutôt détendu, comme si ils savaient…

Nous avons pris une journée pour les habituer à notre présence si proche, puis une 2ème journée pour les approcher de la route et les désensibiliser un peu aux bruits des barrières et à un espace plus restreint pour les préparer un peu à la bétaillère qui les transportera en fin de journée au centre équestre de Gaudry.

Nous avons fabriqué un rond plus petit puis un autre et nous les avons fait passer de l’un à l’autre progressivement et cela jusqu’à la route, car la bétaillère ne pouvais pas entrer sur ce site détrempé.

 

 

Lors du chargement nous avons tout de même mis un peu de pression pour qu’ils trouvent le courage de monter dans cet espace peu accueillant et bruyant.

Ils sont resté calme et on rapidement trouvé leur équilibre dans la bétaillère conduite par notre amis Jean Batiste, un agriculteur des Proux à qui nous devons beaucoup de coup de main et le prêt de 12 barrières de plus, pour permettre encore plus de confort aux chevaux.

 

 

Arrivé au centre sans problèmes nous les relâchons dans le rond de longe re-construit sur un terrain de dressage aux abords du centre équestre loué à Emmanuel Clerc pour l’occasion.

Les chevaux sont plus nerveux se battent un peu mais pas plus que lors de nos observations dans la réserve. Nous leur construisons 2 boxes; un pour Pim (le cogneur) et un grand pour Pam et Poum. Et les laissons libre dans le rond les pauses et les nuits. Ils ont du foin à volonté, de l’eu de la rivière et nous leur cueillons des branches d’arbres plusieurs fois par jours. (merci Coline )

Nous leur enlevons la forêt, la fôret viendra à eux…

Le vrai travail de socialisation commence, au programme: Maîtrise émotionnelle, l’attention, la notion d’une nouvelle hiérarchie.

Notre Team peux se délecter de séances magnifique et commencer à entrainer leur propre maîtrise émotionnelle, leur calme et leur constance. Le mot clé de ce travail “la subtilité”.

Les mots n’ont plus leurs places ici…

Esh pewa

 

 

 

 

 

5 Responses to “Mission Wild Tarpan 2013”

  1. Sonia

    Hello Virginie, j’étais très impatiente d’avoir des nouvelles… et quel bonheur de découvrir que tout se passe bien jusqu’ici. Un grand Bravo et merci au Team! Petite tristesse de n’avoir pu participer, mais il s’est avéré une fois de plus que la Vie ne nous dirige pas vers telle ou telle décision par hasard ou pour contrarier nos projets. J’ai fait une radio de contrôle pour mon épaule et l’os se nécrose. Je dois donc impérativement éviter tout effort ou traction avec ce bras pour que l’os ne s’émiette pas totalement d’un coup. A moins d’un miracle, je vais être opérée pour poser une prothèse d’épaule. J’essaie de gagner du temps pour pouvoir profiter de l’été avant (si tout reste stable jusqu’à l’automne). Je dois donc renoncer au peu d’aide que j’aurais pu apporter pour la suite: même conduire est problématique. Mais qui sait, peut-être y aura-t-il d’autres aventures passionnantes à vivre avec ma nouvelle épaule?
    Alain et moi sommes cependant toujours à disposition s’il y a des démarches administratives ou juridiques où on peut donner un coup de main.
    Bisous à toi et à toute l’équipe!
    Sonia

    Répondre
  2. Gina

    Bonjour Virginie,
    Je suis contente d’avoir des nouvelles et de suivre tout ça de loin.
    Je ne pourrais pas venir vous voir ce printemps mais s’il y a une équipe à l’automne, je garde un espoir de voir cette belle domestication.
    Je vous souhaite encore de beaux moments et peut-être à bientôt dans la drôme. Des bises.
    Gina

    Répondre
  3. rèrè

    Merci pour ce superbe résumé fort passionnant, on prévoit de venir de visu-bel encouragement à vous et ps hè c est un secret, l ètè arrive:)

    Répondre
  4. Cléa

    Je n’arrive pas encore à mettre des mots sur cette belle aventure.. Mais merci à tous pour ces beaux moments de partage, de rigolade, d’amour simple entre humains et chevaux et de gastronomie.. Oui, oui, on a super bien mangé! Même les bananes de VIrginie étaient délicieuses!
    Et surtout merci à Patou, Pam et Poum pour tous ces petits matins silencieux et pour l’apprentissage de tous ces “ici et maintenant” si magiques..
    Becs à tous
    Cléa

    Répondre

Laisser un commentaire

  • (ne sera pas publi)