Paradoxe

C’est tout de même un chose étrange que la pensée des humains… surtout des cavaliers…

Ils s’étonnent de certaines choses et se contentent d’autres, mais qu’est ce qui fait qu’ils trouvent une chose normale et plaisante et une autre horrible et mauvaise…

Ou encore pire, pourquoi certaines choses seraient justes et d’autres fausses? Moi raison toi tort!

Un éperon va choquer certains, soit parce qu’il est associé à une douleur soit à une punition. Bref à un renforcement négatif.

Mais au départ, l’éperon lui n’a jamais blessé quiconque.

Un autre exemple, un mors dans la bouche va en choquer d’autres… -là, encore, le mors n’a aucunement l’envie de blesser, vu qu’il n’a pas d’envie, c’est un mors, rappelons nous!- mais ces même personnes, ne seront pas choquées de voir un humain assis sur les épines dorsales d’un animal de proie.

Bien sur me direz vous, ce n’est pas la “pression” en soit qui choque, mais bien l’intention derrière l’objet. Donc en gros les gens craignent ils les choses ou craignent ils les intentions?

Il faut savoir, car c’est la, toute la différence.

Oui me direz vous, mais tout de même il y a certaines choses plus violente que d’autre… ah bon? Donc les choses ont des intentions -vous insistez!- ?? Je ne comprend plus.

Prenons deux exemples: les éperons et les licols. Lequel est le plus …”méchant”?! -vu que vous pensez toujours que les choses ont des intentions, donc un intellect…

Les éperons?! Peut être parce que vous vous interdisez de les utiliser car vous les trouvez cruel ou peut être parce que lorsque vous les utilisez, vous le faite avec une mauvaise intention?

Le licol? Pas vraiment, car on les utilises tous… et cela ne pique pas… donc le licol est gentil et l’éperon méchant, c’est ça? …

Personnellement, je vois plus rarement de réels traumatismes physique liés aux éperons, -mis a part quelques poils enlevé et dans le pire des cas des hématomes- par contre des dizaines liés aux licols… qui appuient sur des zone du crâne hypersensible et qui coupe régulièrement la nuque -passage vulnérable et terriblement fragile des chevaux- et on l’attache volontiers par cette zone fragile à un …mur… non, ce n’est pas normal… mais qu’est ce que la normalité?? Rien de tout ce que nous leur faisons subir.

Il en va de même pour tous, enrênements, nutrition, détention… au jour d’aujourd’hui on montre du doigt, on juge -notion de juste ou faux que nous pensons détenir- et pourquoi, et bien parce que nous sommes perdu dans un monde ou tout le monde veux être et savoir. Un monde ou les hommes de chevaux n’existe presque plus.

Un monde remplis d’amateurs qui aspirent à savoir sans même avoir pris le temps d’apprendre et encore moins de comprendre.

Arrêtons de nous voilez la face, du moment que nous faisons partie des gens qui montent sur le dos des chevaux et qui les détiennent en captivité pour notre plaisir personnel, nous devons les soumettre à nos codes, nos lois, à du matériels divers et à des pressions. C’est comme cela. Entre eux les chevaux ne sont pas toujours tendre et s’imposent des limites strictes et parfois dur. Les chevaux n’en souffrent pas du moment qu’il n’y a pas d’abus ni de mauvaises intentions.

Il est paradoxal de voir que leur imposer des déchargent électrique – au parc- nous amuse et nous rassure. “voilà, tu ne le refera pas 2 fois!” La limite est clair. Mais que lorsque l’on voit quelqu’un -d’autre que nous …- mettre un coup de cravache sec et sonnant sur le poitrail de son cheval afin qu’il ne lui prenne pas la main, nous nous offusquons!

Certains imposerons ces règles avec des éperons d’autres avec des jambes, d’autres avec des cordes, d’autres avec de l’électricité et d’autre encore avec une cravache ou des rênes…

L’important n’est pas avec quoi ni comment, mais bien dans quel état d’esprit?

Avec l’obligation d’imposer une règle – une lois- à nos chevaux afin qu’ils trouvent leur équilibre dans cet univers qui n’est absolument pas le leur. Nous aurons le choix de le faire avec bienveillance afin qu’ils comprennent les limites et qu’ils trouvent leur place dans cet étrange univers qu’est le notre, ils n’ont pas le choix. Ou, avec malveillance afin qu’ils ressentent toutes nos incohérences liées à notre énervement ou notre frustration ? Mais l’objet n’a plus rien à faire ici…

Je connais un homme qui sait utiliser une cravache correctement par rapport à la logique des chevaux, dont les chevaux ne craigne pas du tout l’objet, voir même parfois la cherche.

Je connais un homme qui ne sait pas utiliser cette même cravache par rapport à la logique des chevaux, dont les chevaux craignent l’objet lié à de mauvaise pensée. Et ils la fuient.

Personnellement, j’essaie de ne pas m’arrêter sur les choses que je pense ou que je pensais “fausses” ou méchantes. Car je suis consciente que la méchanceté ne peux venir que de moi.

La “justesse” dans le “faux” est ma quête. Car j’ai choisi le monde de l’équi-tation… Un monde ou l’équi-libre ne peux durer plus d’une seconde, à moi de la rechercher sans cesse et de tenter de la renouveler.

Esh Pewa

 

Virginie Bernhard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 Responses to “Paradoxe”

  1. Marie Charlier

    Tellement d’accord avec vos réflexions. Quel plaisir de vous lire.Merci.

    Répondre

Laisser un commentaire

  • (ne sera pas publi)