Mon cheval est il heureux?


Est ce que les chevaux sont heureux de travailler avec nous?

J’ai cherché réponse à cette question toute ma vie. Bien que je pensais déjà avoir la réponse.

De dresseuse je suis devenue, enseignante puis comportementaliste et enfin “soigneuse”… (car en les écoutant j’ai compris qu’ils avaient souvent mal)

J’ai regardé l’équitation sous tout les angles. Ecouté les chevaux de milieux très différents. Et j’en ai déduis (avec étonnement) qu’ils se fichaient presque du sort que nous leur réservions, tout ce qu’ils demandent c’est que notre “eau” soit paisible et que nous soyons constant dans nos actions. C’est à dire que nous soyons calme en toute circonstances. On peut être, ferme mais calme, exigent mais calme et doux mais calme, si l’on rajoute une vrai logique dans nos gestes, les chevaux se sentirons presque heureux.

Après des années de recherche, j’en ai déduis qu’un Criollo de travail qui bosse 9 heures par jours avec un mors tordu et des éperons rouillés portant un gaucho constant dans son travail et qui n’y met pas d’émotions (ni de frustrations) personnelles, souffrait moins, qu’un Selle Français ayant les meilleurs soigneurs et le meilleurs matériels qui soit et qui appartient à une “dame” bourrée de problèmes existentiels qui les transferts sur son cheval tout les week end malgré son “amour” pour lui…

Dans la même journée, je peux croiser un trotteur (de course) joyeux et joueur et plus tard un cheval de thérapie malheureux comme tout.

Depuis cette découverte, je ne juge plus par catégories, les “sans mors”, les compétiteurs, les randonneurs, les dresseurs, les pros, les débutants…

Car on peu avoir des surprises, et c’est ça qui est fantastique.

C’est lorsqu’on accepte leur liberté que nous le devenons.

Libre.

Esh Pewa

Virginie Bernhard

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