homo-équin

Au risque de vous choquez je vais vous résumer ce que je pense de l’assistance à la mise bas des juments…

Je ne vous cache pas que je resterai le plus zen possible mais que la vision simple de cette vidéo en apparence sympathique, me retourne littéralement l’estomac.

la voici :   ça commence à la minute 06:00

 

Autrefois la nature faisait son chemin… La jument était prête à prendre d’énorme risque en s’éloignant volontairement de son troupeau afin d’aller mettre bas dans le calme. Quitte à risquer la mort.
Le calme et l’intimité qu’impose ce moment parfaitement MAGIQUE (pour ne pas dire “spirituel”) entre une mère et son petit.

La naissance.


A cet instant, la mère sait ce qu’elle fait, elle sait surtout qu’il est primordiale pour la survie et l’EQUILIBRE de son bébé que personne ne doit les déranger. La jument va tranquillement au rythme de ces contractions (pas besoin de tirer ce n’est pas une vache) la poche se rompera à un moment bien précis…
La magie opère au moment ou la jument vient sentir et lécher son petit afin de stimuler une multitude de chose vitale comme par exemple l’échange de leur odeur afin qu’ils puissent se reconnaitre rapidement et que le bébé sache vers qui aller dans le troupeau.
C est son rôle pas le notre! La nature est parfaite!

Même lorsqu’il y a un problème, la nature sait ce qu’elle doit faire. Car (et c’est la que je choque mesdames) la mort en fait partie.


Sur ces images (insoutenable pour moi) ces femmes (et hommes) représentent le fléau de notre siècle avec les chevaux.
Les dégâts sont fait à la base, ce poulain étant privé et violé dans sa zone virtuelle se sensibilité, plus tard il ne comprendra pas les limites. Car les poulains n’ont de contactes qu’avec leur mère et plus tard avec d’autres poulains du même âge avec qui ils chercherons de suite à mettre en place la hiérarchie. Toucher un poulain nouveau né avec l’intention de le désensibiliser est le plus grand viol possible sur son intégrité en tant que cheval sur cette terre.

Le toucher, l’imprégner, le désensibiliser! Afin qu’il accepte encore mieux nos désirs de le soumettre à nos volontés de sur-dominants. Nous critiquons les méchant tueur de dauphins mais nous, nous acceptons tranquillement, de briser l’esprit des chevaux dès la naissance, afin d avoir peut être (et il est bien prouvé que c est le contraire aujourd’hui) un cheval moins rétif au débourrage? Une meilleur bicyclette?

Cela nous évitera encore une fois, de mieux comprendre son langage à lui ! Nous n’avons qu’à (encore une fois) lui imposer le nôtre jusque dans le tréfond de ces cellules… obéis.


En visionnant cette vidéo, vous comprendrez ma hantise, lorsqu’on m’amène de plus en plus d’ omo-équins et non plus des chevaux.
Il faut que vous compreniez que les dégâts fait dans ces moments là, sont irréversibles. Tant au niveau immunitaires qu’au niveau sensoriel. Moi j’ai appris leur langage, je ne peux plus communiquer avec ces omo-équins là. Ils perdent tout repères, tout respect d’eux même et des autres et toute sensibilité! Je suis sûr que d’autres dresseurs seront d’accord avec moi.

Les débourrage et dressage deviennent alors laborieux et je me retrouve face à une impossibilité de dialoguer en douceur et en finesse. Pour exemple le débourrage d’ un cheval imprégné peux prendre jusqu’à 2 ou 3 mois alors qu’un cheval sauvage 2 ou 3 jours… bien sûr certains diront “oui mais moi je les débourre en 2 ou 3 jours et tout ce passe bien! Je précise donc que lorsque je débourre un cheval je le fait en suivant son langage et son rythme biologique d’apprentissage. J’ajouterai qu’il est effectivement plus simple de débourrer un jeune cheval en 2 jours car il n’a pas le temps de se rebeller ni de se même comprendre ce qu’il lui arrive. (je l’ai eu fait!) Mais j’appelle cela briser un cheval (breaking) et non dresser, nuance.


Aujourd’hui les gens pleurent car leurs chevaux sont allergique, ils ont des problèmes d’immunité, des problèmes comportementaux et j en passe…
Et bien sachez que ces femmes, avec toute leurs bonnes intentions, sont en train de détruire une partie de ces petits chevaux, peut être votre futur compagnon?

Son enveloppe sensorielle et virtuelle et … une partie de son âme… seront détruite et même le meilleur vétérinaire ou le meilleur comportementaliste n’y pourra plus rien.
Bien évidemment ces femmes (qui n est que le reflet de cette nouvelle société équestre, je n’ai rien contre elles personnellement) ne le verront pas directement, elles penseront l’avoir aidé ou pire, sauvé!
Mais l’enfer n’est il pas pavé de bonnes intentions?

 

Au risque de choquer encore, autrefois il y avait de grands élevages géré par des personnes qui avaient le sens du cheval et d’énorme compétence en la matière.

Les juments vivaient dans d’énorme pâturages et les éleveur avaient bien trop de travail et de chevaux pour ne pas avoir à aller embêter chaque juments et risquer même de retarder la mise bas, car les juments se retiennent à cause de nous (jusqu’à 3 semaines avec des dégâts sur le poulain avant même la naissance!!), elles ne pourrons donc pas aller chercher un endroit tranquille et n’aurons que ce petit boxe avec le défilé de badauds bruyants qui va avec…un stress immense pour elle.

L’éleveur savait que les juments devaient pouliner en troupeau, libre afin que leur poulain s’intègre mieux et sans risques. Et en cas de problème il savait si il fallait aider un peu (le stricte minimum) ou si il fallait laisser la nature (et donc parfois la mort) s’en charger, afin de respecter un minimum le cycle de la vie et de renforcer l’évolution de son élevage.

Plus rien à voir avec l’amatrice qui comblera ses dérèglements hormonales avec un mini élevage de chevaux (idéalement de couleur…) dans son “jardin” sur qui elle déversera ses manques et ou frustrations maternelles en trouvant génial d’aller tripoter (et surtout de se rendre indispensable!) les nouveau-né.

Alors quoi? on ne les touche plus? Et bien si possible le moins possible la première semaine et surtout pas à la naissance. Ensuite, on va rentrer en contacte afin de lui enseigner le minimum mais en lui apprenant aussi à s’éloigner de nous (surtout lorsqu’il vous vient dessus sans respect ou qu’il tente de vous faire reculer)! Pas seulement  venir!  Observer les juments avec les petits des autres au parc, le rejet et remise ne place fait partie de l’éducation et leur enseigne le respect de l’autre.

Si toutefois c’est trop dur de vous retenir d aller le tripoter les 1er jours de sa vie, soyez conscient(e) de cela :

Cela s’appelle de l’imprégnation. Définition Larousse :

  • Pénétration lente et profonde d’une influence intellectuelle et idéologique…

Aujourd’hui nous traitons ces animaux comme nos enfants… que nous ne savons même plus enfanter normalement, à la naissance on nous le prend on le lave on l’emballe et enfin on nous le montre une fois bien aseptisé. Nous avons perdu nos sens et notre instinct … mais cela ne nous donne pas le droit de faire de même au chevaux qui n’avaient déjà, au départ, rien demandé.

Nous leur volons leur vie, ne leur volons pas en plus leur âme…

Esh pewa

Virginie Berhnard

9 Responses to “homo-équin”

  1. Philippot Nelly

    Outre les effets psychologiques traités par le texte ci-dessus, il y a plusueuyrs erreurs techniques lors de l’assistance à ce poulinage (et je n’ai pas pu voir la fin de la vidéo)
    1) et le plus dangereux : lorsqu’on veut aider la jument en tirant le poulain ( cela peut parfois être nécessaire lorsque vous voyez que la mère ne s’en sort pas ) il est capital de décaler les deux antérieurs l’un par rapport à l’autre !!! Si l’on demande aux deux épaules de passer en même temps dans le passage pelvien, c’est là qu’on abîme la jument …. au contraire , faites bouger une épaule par rapport à l’autre pour faciliter le passage !!!

    Dès le poulain né (à moitié) laissez -le !!! Au plus, retirer l’enveloppe de sa tête pour libérer la respiration … mais laissez-le au chaud dans son enveloppe et avec encore un important apport de sang que la mère va expulser du placenta à travers le cordon encore intact, tant que le poulain a les postérieurs dans le passage (sauf cas exceptionnels de compression ).Laissez mère et poulain au calme et chercher le contact l’un avec l’autre !!

    Ne le frottez certes pas avec un corps étranger !
    Ne le poussez pas à se lever , en tout cas, tant que la mère n’est pas levée … il n’a rien à faire debout !
    Si vous devez vraiment aider le poulain à se lever parce qu’il a un petit problème de motricité (probablement parce que VOUS êtes trop pressé), ne le soutenez JAMAIS par en dessous des côtes, cela suffit à les lui briser … Si nécessaire, encerclez votre poulain d’un bras devant le poitrail , un autre derrière les fesses et soutenez-le légèrement comme cela ! Vous pouvez aussi l’aider ( probablement seulement nécessaire parce que vous l’avez trop “perturbé” ) en le dirigeant par la queue … en douceur !
    Je suis au regret que ( comme souvent ) les “info’s” postés sur FB, sont des anti-informations … Pourquoi ne pas plutôt lire un livre convenable que de regarder des images erronées !! Je recommande :”The Horse : from conception to maturity” par P.D. Rossdale.

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  2. Brakel

    Connaissez-vous des élevages en Belgique qui respectent suffisamment les chevaux que pour les laisser mettre bas dans les règles de la nature. Je serais intéressé d’en visiter un. merci

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  3. morgane

    J’ajouterais une chose, parce que je bosse dans le secteur et que ça m’a fait un poil bondir, j’admets : les vaches savent aussi très bien vêler seules ! Et trop souvent, on les dérange, et on abîme et le veau, et la mère en intervenant !
    Bon, je parle de vaches encore à peu près digne de ce nom, pas des formules un de la production laitière, on est d’accord. :)

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    • Delphine

      Un article très intéressant et où j’adhère complètement. Je souhaite répondr à Morgane, étant agricultrice et éleveuse de vaches et chevaux, je suis d’accord avec vous concernant les vêlages. Chez nous nos animaux vivent dehors en groupe, et nos vaches mettent bas seules, on surveille de loin, et en général tout se passe très bien, sans déranger le nouveau né et sa mère, la nature est extrèmement bien faite.

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  4. camille

    excellent article, mon cheval est née dans un troupeau, et y a vécu jusqu’à ses 9 mois, et ensuite au pré avec d’autres jeunes, et comme vous le dite, c’est un “vrai” cheval.
    merci pour cette lecture!

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  5. Bénédicte

    Article intéressant et vrai sur le fond.
    Mais pourquoi se discréditer soi-même de la sorte ?
    Si vous voulez convaincre ceux qui font ça vous vous y prenez au plus mal.

    Déjà, donner un genre à cette “méthode” c’est à se donner envie de vomir.
    Ensuite, méga lol sur le paragraphe sur les élevages de couleurs, pathétiques. La plupart de ces élevages (de loisirs) comportent des troupeaux avec étalon et juments au pré à l’année, naissance au pré, sevrage naturel… et ne sont pas pour autant amateurs. On ne peut pas dire que ça soit fréquent dans tous les autres domaines.

    Bref, plein de clichés gratuits.
    Dommage.

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  6. Robert

    Je respecte l’opinion de Virginie.

    Virginie a une écoute et une approche du cheval que je reconnais à très peu de personne.

    Cette vidéo me rappelle la naissance de mon poulain, un étalon âgé de 12 ans aujourd’hui et qui est né dans les conditions similaires à cette vidéo.
    J’ai aidé le poulain à naître, nous l’avons imprégné il a été très rapidement en contact avec nos enfants, tout cela en pensant bien faire. Lorsqu’il était poulain j’ai fait de la course à pied, du vélo puis lorsqu’il avait 2 ans du sulky, de l’attelage, de la monte, du skijöring. J’ai eu beaucoup de plaisir et il me semblait que le cheval également.
    J’avais fait le brevet d’équitation et je me débrouillais un peu dans les manèges, beaucoup dans la nature jusqu’en 2009.
    J’ai repris la garde en 2014 après l’avoir laissé cinq ans à mon ex-femme suite à notre divorce. En septembre 2014, alors que je ramassais des morceaux de bois dans le parc où mon étalon était en liberté, il m’a attaqué violemment. Il m’a mordu au cou, en plein galop, au moment où j’étais penché pour saisir une branche au sol.
    Rien ne présageait de son comportement.
    Le choc a été très violent j’étais atterrer, au propre et au figuré. Heureusement qu’il n’a pas récidivé car je ne pouvais plus me lever pour me mettre en sécurité.
    Sans cette expérience tout semblait normal.
    Je ne prétends pas que la cause en soit l’imprégnation.

    Cela soulève pour moi beaucoup de questionnement. Dans quel but avoir un cheval dans ma vie? Quelle place pour les chevaux chez les humains? Quel est la proportion de chevaux qui auront la chance de vivre une vie digne de cheval? Quels chemins pour leur survie?
    Je pense que seul un petit pourcentage d’acteurs ou plutôt d’actrices, ont une communication et approche équine adaptée, pour ma part je la découvre au travers de l’expérience de Virginie. J’ai fait appel à Virginie et après 3 séances, je remarque un assainissement du comportement de mon cheval. La communication de Virginie est remarquable, précise, efficace, douce et ferme. Il n’y a aucune sorte de violence, pour moi c’est surprenant de voir la capacité qu’elle a à se connecter à mon cheval et lui a elle. Lorsque je la vois faire et bouger avec mon cheval, je me dis juste, être un humain avec un cheval « c’est ça ».

    C’est étonnant de constater la foison de toutes les sortes de méthodes qui sont utilisées pour s’APPROPRIER la relation avec un cheval.
    Il est vrai que en ce qui concerne l’existence du cheval, bien souvent nous nous approchons de lui par pur égoïsme, j’en fais aussi partie, bien que j’ai décidé de ne plus le faire.
    Ce qui me rassure c’est que le cheval trouve toujours une solution pour nous remémorer qu’il n’est pas nôtre et je dirai même, bravo lorsqu’il y arrive.
    Aujourd’hui lorsque je regarde un cheval sans rien lui demander, il a toute sa place parmi les humains, qui lui doivent beaucoup, je suis fier du cheval qui reste CHEVAL et je sais qu’il y aura toujours un spécimen pour nous le rappeler.
    Pour cette valeur, je suis prêt à l’entretenir et à le parrainer. Je n’ai plus besoin de l’utiliser pour rentabiliser les coûts.
    N’est-il pas le plus grand symbole de liberté? Et défendre la liberté du cheval c’est défendre la liberté tout court.

    Soutenir cette valeur de liberté toute empreinte de responsabilité c’est un chemin sur lequel je m’engage volontiers.

    Je ne veux plus rien faire si je comprends que je perturbe sa liberté, non celle de galoper et voler au travers des pâturages (ce que je ne peux que très peu lui offrir), mais, la liberté d’être un CHEVAL avant tout.

    Robert

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  7. joel

    Bonjour. Je travaille la vigne avec mes chevaux (Ardennais) après le travail il vivent en totale liberté dans 5 ha qui contient 3 sortes de terrains, jamais ferré, jamais malade et tout les matin devant la porte pour aller au travail. Je les aient débourrés à 6 et 7 ans. Avant ils avaient connuent seulement la vie dehors, jamais attrapé. Un peu de douceur quelques bouts de pain et voila de vrais chevaux de travail, MAIS le boulot fini reliberté. Je pensé que cela leur donne du moral. Je ne les voient pas en prison (box) les pauvrent ils seraient malheureux.

    Joel

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  8. Alexandra

    Merci. Tellement d’accord. Depuis que j’ai vu la différence entre ces poulains élèves de leur mère et ses poulains jouets de leur humain.
    Mais quand j’en parle personne ne me crois. Pour eux un poulain sauvage est dangereux. Alors que c’est tout le contraire.
    Bravo.

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