Episode °4 dressage de Troy et approche difficile de Chicco…

Je dois admettre que je ne suis pas super au point pour les images… J’ai déjà beaucoup de peine à filmer mon travail, mais prendre des photos est bien plus difficile encore! Il n’y a pas toujours quelqu’un pour m’aider donc difficile de tout faire, dresser, filmer … les photos arrive donc en dernier, mais j’ai envie de vous dire que c’est pour mieux vous faire patienter de voir les films!!!
Pardonnez moi donc la qualité de certaines photos et le manque de photos vraiment intéressantes!
Après avoir fait connaissance de Troy l’idée d’en faire un cheval de cinema s’est renforcée. Je me suis donc mis dans la tête de ne faire que des petits tours en liberté depuis le début! J’ai tout de même travaillé avec un licol 1 jour! Car je dois travailler sans aucune infrastructures adéquates!
Les immenses prairies sont mes paddocks pour les 3 premiers jours… Pas évident vu le tempérament de poney fougueux et joueur de Troy.
Dès qu’il eu accepté ma présence et mon “pet stick” (bâton à caresse) ou “magic stick” comme ils aiment à l’appeler ici, et qu’il eu compris qu’il devait éventuellement me suivre et me faire confiance je suis remontée dans un endroit plus restreint pour utiliser des “jouets”…
Parfois il s’endors lors de mes séances de stretching…
Il accepte volontiers de passer les 1er obstacles, de fortunes je vous l’accorde…
Troy est de nature curieuse, grande qualité pour le travail en liberté, il est plus intrigué par la bâche que par ma présence sur son dos…
Il est vraiment facile, et je dois avouer que je m’amuse plus que je ne travail sérieusement…
Surtout que je n’ai aucune pression au niveau de son dressage, il a juste besoin de trouver une maison qui l’aimera et j’espère continuera a jouer avec lui car il aime vraiment ça!
En 2 séances il a déjà appris à toucher la boite sur commande vocale…
Le code est : si je te tiens le menton, laisse ton sabot dessus, sinon enlève ton pied de là. Il a compris en 10 minutes…
Je dois avouer que je suis à court d’idées! Il apprend trop vite!
A ce stade il sait: Venir sur commande, partir sur commande, me suivre sur une bâche, sous une bâche, sur une planche, sur une planche à bascule, lever la jambe gauche, début de coucher à droite, baisser la tête lorsqu’on lui tape sur la croupe, attraper mon “pet stick” et me taper dessus avec (…), le début de “parking” (pas latéraux), reculer, immobilité, parfois désobéir, …  et tout cela en 10 séances… vous comprenez mon soucis?!
Je vous promet plus et de meilleurs photos la prochaines fois… Si le soleil reviens car là, il pleut depuis 4 jours…
Je n’ai pas eu beaucoup d’opportunité de travailler avec petite Rosie, Une séance avec sa futur groom Gillian, fut suffisante pour commencer.
Histoire de lui apprendre 2 ou 3 choses avant de la relâcher dans son parc géant pour qu’elle reprenne des forces et qu’elle apprenne à être un cheval auprès de Sally une autre jument rescapée.
Après avoir enfin réussi à l’isoler sans trop la stresser, j’ai pu lui enlever sa couverture (mise lors de son arrivée car elle était trop faible pour combattre les changements radicaux de températures dans cette Australie su Sud.
Lors de la première séance, il faut d’abord habituer le cheval au licol si c’est déjà le cas il faut alors lui apprendre à marcher avec vous en restant concentré sur vous. On ne peux presque rien apprendre à un cheval qui ne vous calcule pas. Pour cela il suffis de faire un léger bruit ou un mot spécifique avant de vous éloigner de lui. Si il ne réagit pas la corde se tendra. Mais en aucun cas il faut tirer dessus! Cela doit être le simple fait que le cheval ne vous ai pas suivis qui fait que la corde se tende et donne une pression de plus en plus forte sur sa nuque.
Il aura alors eu un choix!
Repeter l’action aussi souvent que possible, idéalement, déplacer vous avec le même bruit à chaque fois que vous voyez le cheval vous ignorer ou porter son attention dans une autre direction.
Laisser lui 1 ou 2 secondes avant que la corde ne se tende. Afin de l’entrainer, par la même occasion, sa réflexion.
Vous verrez ainsi le cheval ne plus attendre cette pression et chercher à vous suivre de sa propre initiative, son attention,sa réflexion et son respect envers votre code vocal sera alors mis en route.
N’oubliez pas, observez le! Ne marchez pas n’importe comment et n’importe ou! Communiquez et laisser lui toujours un choix.
Là, se trouve le début d’une relation saine et équilibrée.
2ème étape l’immobilité, caresser votre cheval en faisant tout le tour, ne restez pas seulement en face ou à sa gauche…
Une fois l’immobilité apprise, il est temps de lui apprendre à donner les pieds correctement.
Rosie, se laisse toucher les jambes mais ne donne pas ses postérieurs… vu l’état de son postérieur gauche (voir épisode °3) bien amoché
on peut comprendre.
J’explique donc à Gill comment s’y prendre.
En résumé: Il faut d’abord que le cheval se laisse toucher (voir masser) les 4 jambes sans bouger ni essayer de les lever! Donner les pieds et un exercice en soit.
Une fois cette phase obtenue, seulement, vous lui apprenez en choisissant un nouveau “mot” par exemple “donne” et toucher le boulet de manière à lui soulever l’articulation. A ce moment seulement, le cheval doit soulever le poids de sa jambe, vous prenez alors doucement mais fermement son sabot et pliez lui au maximum son articulation du boulet (important pour son confort). En prenant soin de ne pas tirer sa jambe vers vous, mais en vous assurant que sa position est confortable attendez quelques secondes veillez aussi à être vous même dans une position comfortable, puis dès que vous percevez un moment de calme et une décontraction des muscles (de l’épaule) lâchez tout.
Si vous effectuez correctement cet exercice, le sabot doit retomber assez lourdement et parfois même se “planter” dans le sol comme une lame.
Signe que sa jambe, (et donc le cheval) est totalement décontracté. Il adorera dès lors cet exercice reposant. ;-)
A répéter à chaque pieds…
Pour le postérieur une corde en coton m’a été d’une grande aide pour lui apprendre que les coups de pieds donné n’arrêtaient pas la pression
sur son paturon. Une fois l’exercice compris (et le traumatisme nettoyé) elle s’est décontractée et m’a donné sont postérieur tranquillement.
Durée de l’exercice, 5 minutes…
Pour Chicco c’est une autre histoire… il a apparemment servit comme cheval de rodéo (une 1ère pour moi)… est approche les 12 ou 13 ans… On ne sait pas vraiment ce qu’il a vécu avant cela mais je compte sur lui pour m’en dire d’avantage…
En tout cas, il m’aura fallut 4 jours pour réussir à établir un contact physique!
Il faut dire que là non plus, l’infrastructure n’était pas à mon avantage… Le pâturage fait 200 mètres sur 100… en étant optimiste.
Et J’était bien décidée à ne pas utilisé ni barrières, ni lassos, ni nourriture. En bref, j’était bien décidée à me compliquer la vie…
Mais la simple idée de créer une relation basée sur la confiance dès le début était plus intéressante que le fait d’attraper ce cheval à tout prix.
Surtout que j’ai du temps et aucun prix…
Souvenez vous, jetez vos montres et n’ayez aucun but à par celui d’apprécier chaque instant passé avec votre cheval.
Au bout de 3 jours il me reste que 1 mètre de distance qui pour lui, signifie la limite avec la douleur. Donc évidement le mètre le plus difficile.
Rarement vu cheval aussi méfiant, si longtemps. Il a du vivre des choses terrible et à répétition…
J’ai donc décidé le construire un round pen de fortune pour éviter qu’il ne fuie trop vite, trop loin en cas de contact et donc perdre le peu de confiance déjà installée.
Bien évidement la première fois entré dedans, il est passé à travers les files, comme si ils n’existaient pas dès que je suis entrée dans le cercle…
Tout recommencer…

Le lendemain, il m’accepte dedans avec lui. mais menace de tout casser si j’abuse de sa confiance dans ce dernier mètre…
je joue donc avec la pression qu’il n’aime pas et la transforme en ma faveur. Il m’est impossible de le mettre en mouvement ce qui complique légèrement les choses.
Dès qui me regarde (c’est un début d’attention) je recule immédiatement. Lui donnant ainsi l’envie de me regarder très souvent!!!
Petit à petit je l’approche… il a toujours le choix de m’immobiliser, je joue le jeu et gagne ainsi sa confiance graduellement.
… puis lui explique qu’il doit se tenir face à moi…
… cette séance à tout de même pris plus de 2 h… ensuite je lui ai appris a venir vers moi de la même manière, magique!
Cet un instant magique, il est tétanisé de peur mais se retiens de lui même, c’est cela que j’appel dressage en liberté.
La confiance est la plus résistante de toutes les cordes…
Plus tard, j’invite Inga sa propriétaire et sauveuse, à établir ce même contacte (rope free)
Puis je demande à Charly, pour voir la réaction de Chicco avec un homme, mais tout ce passe bien. Je précise que ce genre de travail n’a rien à voir avec le joint up.

Un étape est franchie, non sans difficulté je l’avoue.
Ce Chicco est farouchement décidé à m’enseigner le calme et la patience.

Linda sa fille Kate, Inga , Gillian (amie de Inga et propriétaire de 2  chevaux sauvés de l’abattoir) et Charly (dresseur professionnel bénévole)  sans eux ces chevaux ne seraient pas là…
…à voir leur sourires, ils sont ravit de cette séance plutôt forte en émotions.

Peut être que l’énergie du Mt Kooroocheang ancien lieu de rendez vous ( dont il tire sont nom) et haut lieu spirituel pour les Aborigènes, m’ aide dans ma démarche?
En tout cas, le lendemain il me laissera le caresser non sans beaucoup d’efforts de sa part.
Et le surlendemain, j’arrive à lui passer une corde puis un licol, avec beaucoup de massages. Il ne me laisse faire quasi aucune erreurs
de pressions… je dois être concentrée à 100 % sinon notre relation s’effrite rapidement et je dois recommencer tout le travail d’approche.
Mais qu’a donc t-il vécu pour être dans cet état? Parfois il en oublie même de respirer !!!
Je peux maintenant le mener au licol sans force, (il est plus docile avec licol que sans) lui toucher quasi tout le corps (sauf sous le ventre et l’antérieur gauche qui a une grosse cicatrice au niveau du glôme intérieur. Il a tendance à botter dès que l’on approche son postérieur, il a même appris à “faucher” ou coup de pied de vache.
J’ai à ce stade besoin de le laisser bouger, s’exprimer, fuir… Il me faut une barrière sécurisée. Il me suit volontiers, donc je décide qu’à ce stade je peux me permettre de le “bloquer” un peu plus de manière à pouvoir nettoyer ses traumatismes une fois pour toute et pour cela, il va devoir les traverser et donc malheureusement stresser. Je n’aime pas cette phase mais elle me semble obligatoire vu son état physiologique.
Chicco me donnera sa confiance et chargera en 5 minutes seulement, tout le monde est soulagé.  Direction sa nouvelle maison, Charly (voisin de Inga) offre volontiers son aide et son rond de longe pour la suite des événements. Le seul bémol c’est qu’il me faut à présent 40 minutes de route pour le travailler… mais ce “round pen” en vaut la peine non?
… la suite bientôt. En attendant, Le chef du coin vous salue à sa façon… et moi j’espère que vous appréciez mes aventures et mon travail
et j’ai la grande joie de vous annoncez que mon site est enfin en ligne!  Même si il est loin d’être terminé.
Alors bonne visite!!! Et à bientôt pour de nouvelles aventures…
Virginie Bernhard International Horse Trainer

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